L’APPQ désire dénoncer les propos tenus par la vice-première ministre, Mme Lise Thériault, lors d’une entrevue qu’elle a accordée à TVA, diffusée le 26 septembre 2016 relativement au dossier de Val-d’Or.

Sainte-Julie, le 28 septembre 2016 – L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) désire dénoncer les propos tenus par la vice-première ministre, Mme Lise Thériault, lors d’une entrevue qu’elle a accordée à TVA, diffusée le 26 septembre 2016 relativement au dossier de Val-d’Or.

En effet, lors de cette entrevue, Madame la vice-première ministre tenait les propos suivants :

« Honnêtement tu ne peux pas penser que des femmes sont sorties de leur village, sont obligées de se prostituer pour gagner leur vie; ce sont des femmes qui ont des problèmes de santé mentale, des problèmes de santé, des problèmes d’alcoolisme, de pauvreté, et que les personnes qui sont censées les protéger sont celles qui en abusent. C’est comme si les plus poqués des plus poqués au monde, comme si ce n’était pas assez, on en rajoute une couche par-dessus. Tu peux pas rester de marbre devant une situation comme ça… moi ça vient me chercher, parce que c’est l’inimaginable ».

Nous vous rappelons qu’à la suite à la diffusion en octobre 2015 de l’émission Enquête relativement au dossier de Val-d’Or, Madame la vice-première ministre alors ministre de la Sécurité publique, avait été vivement secouée. L’APPQ, loin de blâmer publiquement Mme Thériault pour ses propos et son attitude d’alors, avait plutôt demandé à cette dernière de réitérer sa confiance envers les membres de la Sûreté du Québec, ce qui a d’ailleurs été fait à l’Assemblée nationale dans les heures qui ont suivi.

Lors de cette entrevue du 26 septembre dernier, soit 11 mois après cet incident, la vicepremière ministre, par ses propos, semble encore porter publiquement un jugement de valeur quant à la véracité ou l’ampleur des incidents allégués lors de l’émission Enquête diffusée par Radio-Canada, entachant d’autant l’image et la réputation des policiers de la Sûreté du Québec.

Or l’APPQ et ses membres sont en droit de s’attendre à ce que nos politiciens de haut niveau exercent leur devoir de réserve, en prenant en compte la présomption d’innocence, pourtant maintes fois réclamée par ceux-ci lorsque eux-mêmes font l’objet d’allégations ou d’enquêtes. Il s’agit là avant tout d’une question de dignité, de respect pour nos institutions, pour les enquêtes en cours, de même que pour l’ensemble des policiers de la Sûreté du Québec.

Ceci étant dit, l’APPQ ne commentera pas davantage cet incident par respect pour les enquêtes en cours et surtout pour ses membres affectés par le dossier de Val-d’Or.

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Renseignements : Laurent Arel – 514 823-8474 – laurent.arel@gmail.com

Source : Association des policières et policiers provinciaux du Québec